nIceland - Les hippies chez les Vikings

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lundi 27 août 2012

Des trucs qu'on a oubliés de raconter.

Gwenn : quand meme, on vous a emmenes a Askja sans vous raconter ce qui s'est passé entre temps, or, c'était assez boueux et glorieux en meme temps, alors je profite d'un moment de pause pour vous dire tout ca.

A Hveragerði donc, on devait aller se baigner dans une riviere chaude. Il faut savoir que mes idées de balade ont vite pris une drole de reputation, a savoir ''les plans foireux de tatie Gwenn''. Mais c'est pas de ma faute : les cartes islandaises sont mal faites, les mecs qui écrivent le Lonely Planet sont des tarés, et les kilometres islandais sont plus longs que les notres. C'est tout. Ca n'a pas raté : la marche de 3km pour aller a la riviere chaude, une fois additionnée avec la trajet depuis le centre ville et l'aller retour, ca faisait pas 6km, ca faisait 12km. Bon. Mais au retour ca descend donc ca compte pas...
On a monté jusqu'a l'entrée du chemin avec les sacs sur le dos, donc bien crevés déja avant de commencer. Les sacs ont été planqués dans un buisson, emballés contre láverse qui venait de commencer, et zou, on est partis.
La premiere averse a duré la moitié du trajet aller. Un chemin qui monte entre les fumerolles... la terre fume, on souffle, et a chaque grand virage, on espère entrevoir la fameuse riviere. Ca monte toujours plus et toujours rien, on a pas pris assez d'eau et rien a grignoter (trois km quoi...) et on hésite a rebrousser chemin, mais comme il ne pleut plus, que les garcons gambadent comme des enfants sur les gués, on se rend compte qu'il est trop tard pour lacher. Apres tout, on aurait amrché pour rien !

Aux abords de la rivière, on passe pres de trous d'eau ou celle cit bout littérallement. On pourrait y cuire des gens entiers par groupe de six. Flippant.
Quand on trouve la riviere, avec de petits groupes de gens qui papotent dedans, c'est l'allégresse, on se met fissa en maillot, il fait quand meme pas chaud dehors, et on saute dedans. C'est parfaitement chaud, tres perturbant quand on envisage la riviere islandaise comme un truc froid, logique ! Il y a juste la profondeur pour s'asseoir et se détendre de cette marche crevante. Il ne manque que des biscuits ( c'etait quand meme parfait).

Le retour par contre... on est sortis il a commencé a pleuvoir. Et ca n'a pas arreté tant qu'on était sur le chemin, alors oui ca descendait, mais on est arrivés trempés de haut en bas, culotte comprise. La nuit au camping était assez piteuse pour vous dire, mais le repas glorieux, parce que les brestois savaient que c'était le dernier plan pourri made in Tatie Gwenn, et parce que j'ai pu popoter dans une presque vraie cuisine :)

C'était pour le boueux.

Le lendemainm déchirante séparation, nous sommes partis vers Akureyri dans le nord, ce qui s'est fait vite et bien, avec une presque escale a Bifrost mais en fait non, et des paysages aussi beaux qu'a l'aller. Six personnes se sont occupés de nous sur cette route ; et nous avons retrouvé avec bonheur les glaces du coin et notre spot de camping sauvage habituel.

Glorieuse journée de stop ! Et aujourd'hui nous allons faire mieux encore, ce qui est inéspéré. J'ai vraiment hate de rejoindre Reykjavik, ce matin dans l'est il faisait 5°C, il a fait -1°C cette nuit... on dort bien mais j'ai froid la journée quand meme.


Ensuite, petite journée de stop pour le lac Myvatn, 100km qui se font bien. Nous avons encore retrouvé notre spot de camping sauvage (c'est pratique de revenir... et bizarre en meme temps), et partis vers Askja. Pour le récit d'Askja, voir le post précédent !

Julien :

Apres Askja, on s´est retrouvé á Egilstaðir, un petit village oú il n´y a vraiment rien á faire. Pourtant, on y a passé deux jours... 

Le premier jour, repos et réservations pour le lendemain : nous avons décidé de tenter une rando á cheval á 40 km au sud.

On a rendez-vous á 15h.

Sauf que le lendemain midi, sur la route, personne ne s´arrete... pire : il y a de moins en moins de voitures au fil de la journée. Nous décalons donc la réservation á 17h. Mais peine perdue : á 16h30, nous ne sommes qu´á 10km d´Egilstaðir, sur un embranchement désert. Notre seule compagnie : un sympathique Lyonnais qui fait du stop lui aussi et nous donne des astuces pour voyager + léger et - cher.

Dépités, nous sommes forcés de revenir sur nos pas. Pas de cheval pour nous... heureusement, sur la route du retour, nous sommes pris assez rapidement et nous consolons avec des paquets de patisseries gratuites (le supermarché du coin s´en débarrassait car elles périmaient le jour meme).

Comble de la malchance : cette nuit-lá, il y a eu des aurores boréales... pendant que nous dormions, selon deux gentils Francais qui nous ont pris en stop ce matin.

Heureusement, depuis, la chance est revenue : nous avons été recueillis par une éleveuse de moutons qui va nous faire traverser la moitié de l' ile, direction Reykjavik. Je vous écris cela depuis Akureyri, oú elle nous a déposés le temps de faire une course.

Le voyage se termine de maniere épique donc!

J´en profite pour partager avec vous le logo de l´écurie á laquelle on devait aller hier. Il rappellera des choses aux amateurs de mythologie nordique!

http://www.odintoursiceland.com/activities_horse.html

samedi 25 août 2012

On a marché sur la Lune !

Gwenn : je vais laisser Ju vous faire le récit de notre idée folle, mais je ne résiste pas au plaisir de vous dire ce que c'était, que vous voyiez un peu. L'Islande est un pays sans autoroute, ou meme la route principale, il n'y en a qu'une, compte des ponts en bois a une seule voie et des portions gravillonées. Il y a aussi des routes secondaires, et surtout des pistes : des routes interdites a  tout ce qui n'est pas 4x4. C'est une piste de 80km qui mene a Askja, un cratere de volcan effondré dans lequel il y a de l'eau.... et a coté, un plus petit cratere, dans lequel on peut se baigner. C'était ca notre but = nous baigner dans le cratere de Viti (dites Vité) au beau milieu de l'Islande.
On ne vous a rien dit parce que déja, y aller avec sa caisse, c'est s'exposer a noyer le moteur en traversant une riviere ou crever un pneu a 80km et trois heures de route caillouteuse de toute civilisation ; alors en stop... je vous laisse imaginer. L'autre raison c'est que ca pouvait tout a fait ne pas marcher, vu que deja sur la route principale le trafic est tres reduit depuis le week end dernier - moins de touristes....
Precision : la nuit avant de commencer le stop, il a fait 0°C. Promis, on n'a pas froid, mais voyez comme l'été est court !

Julien :

Ce matin-là, nous avions quitté un joli spot de camping sauvage sur le lac Myvatn pour tenter de gagner l'entrée de la piste menant à Askja. Quelque part, on s'attendait à devoir attendre de ux jours qu'une voiture avec assez de place se risque dans le coin.

Coup de bol : après une attente relativement courte, un véhicule s'arrête. C'est un jeune couple de Suisses germanophones, qui parlent très bien français. Ils vont directement à Askja, moyennant un petit détour car la piste principale est trop inondée par endroits.

Stefan et Andrea sont géographes et extrêmement gentils. Lui est passionné de course d'orientation, elle, d'escalade. Nous nous enfonçons dans les terres intérieures au son de la bande originale d'Amélie Poulain.

On a tous vu ces photos d'astronautes posant fièrement devant le drapeau américain, sur la Lune. Et ces clichés pris par les premiers robots à explorer Mars.

Ce sont ces images qui viennent immédiatement à l'esprit quand on se retrouve dans ce désert de lave au coeur de l'Islande : des montagnes qui surgissent au beau milieu de la plaine, des cratères, et un sol qui ressemble étrangement à la croûte d'un gateau trop cuit sur lequel courent les traces des 4x4 qui nous ont précédé.

Cà et là, des touffes d'herbe, quelques fleurs chétives, un peu de mousse. C'est la seule tache de couleur, avec parfois quelques éclats de sable rouge. Et, au-delà, un paysage de cauchemar à perte de vue. Le vent, glacial. Le silence.

Enfin, le silence, on ne l'a pas trop goûté pendant ce trajet : la route est si chaotique que les vibrations de la voiture font trembler nos os.

Soudain, il nous semble apercevoir à l'horizon les reflets d'un gigantesque lac entouré de montagnes. Serions-nous déjà arrivés ? Mais après quelques kilomètres, le lac a disparu dans le sable. Un mirage...

Au bout de plusieurs heures de route sans croiser personne d'autre que de rares 4x4 roulant dans le sens inverse, nous arrivons à un refuge niché au sein de l'immense caldeira d'Askja. Ici, ce n'est pas le "stars and stripes", mais le drapeau islandais qui flotte sur le sable noir.

Un tuyau relié à une source proche serpente dans un chaos de roches éclatées. C'est la seule source d'eau potable dans les environs. On imagine très bien un dragon ou des trolls vivre dans le coin...

Nous sortons de la voiture et entamons notre marche. Il n'y a pas de chemin, juste des bâtons jaune vif plantés à intervalles réguliers pour baliser le parcours.

Le cratère d'Askja apparaît brusquement au détour du chemin. Et, en contrebas, un cratère plus petit, rempli d'une eau d'un blanc-bleu laiteux : Viti ("l'enfer", en islandais).

Nous dévalons la pente boueuse. En bas nous attend un rivage aux roches multicolores. Sur le sol, des croûtes de soufre jaune laissent échapper des fumées à l'odeur d'omelette. Nous tombons chemise (et le reste aussi) et plongeons dans le cratère. L'eau est tiède, opaque. Sous nos pieds, une boue argileuse. Mieux vaut savoir nager : cette piscine naturelle fait 60 mètres de fond... 

Gwenn : mais heureusement pas sur la rive ! Le cratere est a nous pour un moment, un groupe arrive finalement quand on se rhabille, glacés par le vent (il devait faire pas loin de 4 degrés dehors... ). Nous repartons avec Andrea et Stefan par une autre section de la piste, en cherchant des yeux un spot de camping pour tout le monde... finalement, meme a l'écart du monde on ne trouve rien de convaincant. C'est juste en rejoignant la route 1 qu'on tombe pile sur un hotel restau piscine camping paumé dans un hameau. Pas tres cher, piscine comprise, et la fille de l'accueil qui fait du feu dans la cabane-tipi a notre arrivée... La nuit tombe, on mange et on dort dans la cabane du coup, histoire de changer de la tente. Le saut a la piscine nous débarasse de notre odeur de soufre... Au matin, on a fait un peu la grasse mat', et Andrea et Stefan étaient partis poursuivre leur route de leur coté :) Merci encore a eux pour cette chouette aventure !

Voila ! On l'a fait ! Il reste juste quelques jours ; nous sommes dans l'est a Egisstaðir, et demain on va faire du cheval ! (avec initiation en espace clos, tout ca hun ! pas de trip psychédélique au programme).
Pas de news a attendre de nous avant qu'on retourne a Reykjavik pour l'avion :)
On vous embrasse !

mardi 21 août 2012

Jour 18 - La boucle est bouclée

Gwenn : tout d'abord une GROSSE pensée a vous qui etes pris dans la canicule francaise. Aujourd'hui on a aussi un super beau temps : il fait 17°, alors on a fait péter les débardeurs et on va aller se baigner dans une riviere chaude. Je vous écris d'a coté de la faille du rift, qui passe sous l'office du tourisme... Et au passage si on vous parle si peu de météo, c'est que cet été en Islande est tres sec, par conséquent nous avons du vent, des nuages, du ciel bleu, du brouillard, du soleil, quelques averses éparses et c'est tout ! Ou presque... Mais reprenons.

On a donc quitté Sedisfjordur pour Fraskrusfjorður, imprononcable et paumé, très francophile et noyé sous la brume. Ai-je précisé que nus sommes arrivés en voiture  ? La NOTRE a nous qu'Isatis a louée et Marc a conduite ? Bavala. On a donc eu une voiture pour nous tout seuls pendant deux jours et c'était bref mais cool et nous a permis de gérer le temps un peu plus sereinement. Fraskrusfjorður donc, une nuit dans un camping désert, et au matin la visite du musée francais, qui réserve un tres bon accueil aux compatriotes - en tout état de cause, ya un peu que les francais pour aller se perdre dans ce coin-la... Le musée est tres émouvant et le cimetiètre francais au bout du village tout autant.

La route en suivant sinue dans les fjords de l'Est, bien paumés quoique moins que ceux de l'Ouest. Une halte dans une des plus vieilles église du pays, 18e siecle (petits joueurs héhé !), une autre a Hofn, une des plus grandes villes du sud du pays, et nous partimes rassasiés vers le Jokulsarlon, une lagune glaciaire. On réalise assez mal ce que cela signifie, alors en clair : on a vu des ICEBERGS dériver vers la mer ! Des tout bleus comme sur les photos. Qui craquent en se retournant. Qui se déposent sur une plage de sable noir. Magique.

Un peu plus loin on a planté la tente près de Skaftatell, un parc national très chouette. Apres cette nuit de camping sauvage au fond d'un champ entre deux campings hors de prix (tous les coins a touristes pratiquent le foutage de gueule a grande échelle, genre 17€ pour deux sans douches, tranquille....), on est partis faire une petite marche vers une cascade spéciale Rhalph : une cascade qui tombe d'une falaise en orgues basaltiques ! Oui oui oui !

Pour feter ca, Isatis et moi avons tombé la chemise et sommes allées hurler sous la chute. Y parait que des touristes ont applaudi, et pris des photos (cherchez nous sur youtube les geeks on y est peut etre !). Elle était bonne, dans les neuf degrés je suppose...
Un peu plus loin, une piste nous a rapprochés du glacier le plus grand du monde, enfin d'un bout. La encore, la grande classe, de voir la taille du machin avec les gens qui faisaient de l'alpinisme dessus...

Et comme il fallait rendre la voiture, retour a Hofn (150 bornes le retour, et nouveau passage sur les icebergs :) ! Rien de bien intéressant a faire là, du coup on est allés faire un peu de lard a la piscine avant de camper sur une colline charmante a 200m du camping local (tres jolie vue en plus).

Isatis : Le lendemain, on avait l'une des plus longues routes du voyage à faire : Environ 270km, jusqu'á Vik, un petit bled en bord de mer avec un magasin de laine et que les guides nous vendaient comme vraiment charmant.

Nous n'avons pas eu trop de difficultés à arriver lá-bas, Gwenn et Ju ont attendu un peu à Skaftatell et nous sommes tous de nouveau repassés par la lagune glaciaire. A cet endroit, Marc et moi avons été pris en stop par un mec d'une petite trentaine d'années : Chemise à carreaux, ray-ban, 4X4, gardien de prison à Reykjavik et Jimi Hendrix dans la radio. Pour traverser les routes désertiques du sud de lÍslande, c'était plutôt pas mal ! (Pendant ce temps là, Gwenn et Ju écoutaient de nouveau du reggae dans la voiture de deux hippies danois).
Nous sommes arrivés à Vik vers 15h30 (Gwenn et Ju vers 17h30).
Comment vous décrire ce "charmant village" qui a "toutes les faveurs" du Lonely Planet et du Routard...
[Je fais une pause parce qu'à l'office du tourisme ils passent le générique de Star Wars et qu'avec la faille du rift sous nos pieds c'est complètement surréaliste. Voilà.]
Bref. Vik. Un vent à décorner les boeufs et de la pluie. Un magasin de laine fort décevant, du brouillard et de GROS nuages noirs. On décide donc de faire du stop jusqu'au prochain patelin. Ce qui est un échec critique. Au bout d'une heure je ne sens plus mes doigts ni mes orteils et le vent a manqué de me projeter deux fois sous les roues des bagnoles. J'étais d'une humeur teeellement cuicui les zoizos.... Hem.
Gwenn et Ju repèrent un spot pour camper sur les hauteurs du village, bien plus à l'abri du vent que la plaine où se situe le camping légal.
Nous mangeons piteusement des ramens pas cuites dans du bouillon de miso et montons les tentes juste avant aue le déluge ne nous tombe sur le coin de la gueule. Il a plu et venté toute la nuit. Le matin, nous avons dû attendre que la pluie se calme pendant 1h30 sous les tentes. Et quand l'eau a commencé à s'infiltrer dans notre tente et que la pluie se calmait un peu, nous avons replié notre barda en 4e vitesse (trempé, hein, évidemment) et nous sommes précipités vers la station service à l'entrée du bled.
Evidemment, à jeûn depuis la veille (et pour ce qu'on avait mangé), avec l'énervement et la soudaine montée de température en entrant dans la station, j'ai commencé à me sentir toute flappy. D'ailleurs, je n'ai aucun souvenir de m'être déplacé jusqu'au bout de la station pour poser mon manteau dégoulinant, ni d'étre revenue près de Marc pour m'affaler comme un gros caca sur le carrelage (je ne me suis pas fait mal promis). Un gentil motard a aidé Marc à me remettre assise sur une chaise, et une autre m'a donné du sucre. Pour me consoler, et comme il était tarrrrd, on a mangé des toasts et des frites au grill de la station. Na.

Et puis on est repartis, On a attendu presqu'une heure sous la pluie (j'ai vraiment cru que je ne serai plus jamais au sec de toute ma vie), puis on a été pris en stop par des Tchèques super gentils qui rentraient sur Reykjavik. Ils ont même mis le chauffage à fond dans la voiture pour nous réchauffer et on s'est arrêtés en cours de route pour voir une cascade, et +a 20km de ce p****** de s***** de village de m****, il faisait grand beau. :)
Nous nous sommes tous retrouvés, sains et saufs et SECS. On a planté les tentes au camping légal (non sans les faire sécher avant quand même), on a été faire des courses, on a mangé des cochonneries et on a même éte boire un thé avant d'aller s'écrouler sous les tentes.

Et nous voilà donc à la dernière étape du voyage (du moins pour Marc et moi). Bouh. Le retour va être compliquééééé.... On vous enverra ptet un petit mot de Reykjavik si on a un brin de temps :), nous repartons dans la nuit de jeudi à vendredi.

Gwenn : yep, demain c'est la grande séparation, et pendant que les Brestois rentreront sur la capitale, Ju et moi tenterons un truc en stop... mais je vous en dis pas plus, juste ne vous inquiétez pas si on donne pas de nouvelles, on n'aura pas l'occasion de se connecter pendant un certain temps, sans pour autant être morts au bord de la route :) A plus !

Julien : Malgré le mauvais temps á Vík, la route qui y mene est sans doute une des plus impressionnanetes du pays : des micro-crateres qui ressemblent á des tumuli ou des maisons d'elfes, des franges d'herbe vert menthe et de sable noir, des pointes rocheuses plantées dans la mer... magique.

Une fois sortis de VÍk, nous avons été pris par une chouette famille islandaise : la grande soeur, la cousine et le petit frere.

La cousine sortait d'un stage dans un ranch et nous a rencardés sur les bons plans pour faire des balades á cheval. Quant au petit frere, c'est un lycéen d'environ 18 ans (ici, le lycée dure jusqu'á 20 ans mais on peut commencer á travailler á 14 ans...) qui adore parcourir son pays et connait de nombreuses randonnées ainsi que moult histoires folkloriques.

Il nous a également parlé de la situation économique de son pays, apparemment, ca s'améliore meme si l'Islande n'est pas sortie de l'orniere. Espérons que le développement du tourisme aidera le pays á se redresser. Gwenn me glisse que vu le prix des campings, ces derniers peuvent relancer á eux seuls l'économie du pays.

La gentille famille nous a posés á Selfoss, ce qui signifie que, grace á eux, ca y est, on a fait le TOUR DE l´ISLANDE! La boucle bouclée, il nous reste des jours á tuer... on  a déjá une petit idée de ce qu'on va faire, mais c'est un secret :p (et puis, vu la destination qu'on prévoit, on veut pas vous inquiéter :D)

Des bisous!

jeudi 16 août 2012

Aux alentours du lac Mývatn - Jours 11 à 14 (ou quelquechose d'approchant...)

Isatis : Nous sommes donc repartis d'Akureyri plutôt facilement...Et c'est un euphémisme car nous avons attendu environ 10 minutes à la station service avant que deux voitures ne s'arrêtent successivement pour nous emmener aux chutes de Goþaffoss. Petit moment de pélerinage chez les sorcières, c'est là qu'un jour un chef local a jeté les statues de Dieux païens après avoir décidé que le christianisme avait le vent en poupe. C'était très chouette, et très beau... Ca ressemble à ca : Goþafoss

Nous avons mis les voiles en voyant arriver des cars entiers de touristes allemands. Direction le lac Mývatn, l'une des régions les plus touristiques du pays. Et effectivement, on s'en rend  vite compte quand on nous demande de payer 1300ISK (9€) par personnes pour le camping... Le site est très difficile à décrire, je ne peux que vous inciter à demander à Google de vous montrer des photos parce que je ne peux pas transférer les miennes sur l'ordi (pardon Séléné!).
Le lendemain, nous partons en "promenade le long de la rive est du lac" selon le guide... Qui s'avère une rando de plus de 10 kilomètres, qui serpente, qui escalade des rochers dans les champs de lave,puis qui serpente encore, qui escalade un volcan et le dévale de l'autre côté et crapahute dans Dimmu Borgir. Julien a,accessoirement, trempé ses petons dans une source d'eau souterraine à 45°C ...
Dimmu Borgir désigne (outre un groupe de métal bien connu des afficionados) des constructions complètement folles de lave solidifiée... On finit tous rincés mais vachement contents. D'autant que, contrairement á ce que nous prédisait la météo, il n'a pas plu ! Pour se récompenser,on se fait remonter en stop jusqu'au camping (epic win, deux voitures coup sur coup encore) et on va se coller les miches dans les bains chauds de la piscine locale (et là, il se met à pleuvoir un peu mais on s'en fout....xD)
Ensuite, une belle assiette de pâtes pour tout le monde et on se met en recherche d'un emplacement moins cher pour poser nos tentes ! 

Gwenn : On se pose donc a l'emplacement repéré le matin meme sur le chemin de la rando, qui portait d'ailleurs une trace de tente. Après une nuit excellente (t'es obligé de bien dormir après ce genre de marche de toute manière) on a decollé vers Egilstaðir (première étape avant Seyðisfjörður, 20km plus loin), en changeant les groupes : les filles ensemble, les garcons ensemble, mais devant nous quand meme. Résultat, ils sont bien entendus arrivés en premier, mais pas de beaucoup, dans la voiture d'un allemand très sympa pendant qu'on roulait a travers le desert avec un avocat islandais. 


Comme ca ferme, sachez juste que Seydisfjordur est un village super mignon, le plus chouette qu'on ait vu du voyage, il est le point de départ des ferry vers les iles Feroé et la Norvège. Il y a plein de maisons colorées portant des décos marrantes et l'eglise est bleue. Julien s'est fichu en calbute sous la cascade locale, assez petite mais tout a fait froide, et on a été boire la gnole locale a base de patates et d'angélique pour se réchauffer. Une CHOUETTE soirée !

On file vers le rennomé ''Paimpolfjorður'', village ou ya eu pas mal de marins bretons, et on y dort ce soir. Des news dans deux trois jours, on revient doucement dans des zones civilisées :)

lundi 13 août 2012

Dernier message d'Akureyri, parce que ca commence a bien faire

Gwenn : bon ! Comme on n'en finit pas de raconter mais qu'on part dans quelques minutes de cette ville, je prends le relais et je termine. Pour les personnes qui ne viennent pas souvent, allez voir un peu plus bas, il y a deux autres billets a lire avant celui la, sinon vous serez perdus.

Alors, donc Grimsey, c'est le seul point d'Islande ou passe le cercle polaire arctique. Du coup betement on s'attendait à se cailler les miches en y allant, mais en fait pas du tout, on a fini en T-shirt, un peu pour la gloire, sur ce pauvre caillou envoutant, environné d'oiseaux. Julien s'est baigné dans ce qui semble bien etre la mer du Groenland... Il semblerait que 90 personnes vivent la, a 40km des cotes, avec trois heures de ferry mais seulement trois fois par semaine. Il y a un golf, il y a un aerodrome et les biscuits de la poste-supérette sont trois fois plus chers que sur le ''continent''. Etrange, vraiment, comme endroit...

On est repartis l'apres midi meme, pour Dalvik. Et on a eu la chance de tomber pile le jour de la fete du poisson : la ville etait remplie de gens, tous les espaces libres occupes par des caravanes et des tentes venues de tout le pays, les maisons decorées de guirlandes lumineuses, les stations service (qui ici servent aussi de depanneur et restau rapide) envahies de jeunes tous foufous. Pour vous donner une idée de l'étrange impreassion, il faut savoir qu'on ne voit jamais d'Islandais dans les rues, ils prennent leur voiture pour tout et c'était la premiere fois qu'on en voyait autant dans un si petit espace.

Du coup, camping urbain, gratuit, légal pour tout le monde comme pour nous ! La nuit malgré la fete qui commencait le lendemain a été asse calme et on s'est remis en route tranquille pour Akureyri le lendamain, pour 40 malheureux kilometres.

Les deux jours suivants ont été assez cool : on est arrivés assez tard en ville après avoir fait un gros plein de courses au Lidl local (on est blindés pour la semaines, bientot on vous parle de nos menus !) et du coup on a juste posé nos fesses au camping légal. Ju et moi sommes allés dormir dans un coin d´herbe gratos pas trop loin et hier, journée a la cool.

Programme : jardin botanique, boutiques, boulangerie, piscine. Akureyri est une assez petite ville de 17 000habitants, le centre est très compact et tout a fait charmant. Bref, on a trainé avant d'aller faire les fous dans les toboggans de la piscine locale et de s'enfiler une platrée de nouilles.

Cet aprem nous quittons la civilisation pour la r'egion du Mývatn, des nouvelles... bientot, mais on sait pas quand.

Bons baisers du bout du monde !

dimanche 12 août 2012

Le vent souffle

Julien : Donc, nous sommes partis de Hólmavík.

Apres deux heures d'attente au milieu de nulle part, un couple de Francais s'arrete. Des jeunes, super gentils, qui étudient pour etre controleurs aeriens á Toulouse (pensée pour Erwan!).

Ils nous font parcourir les 300 km qui nous séparent d'Ákureyri, la 2e plus grande ville du pays et "capitale du nord", oú un micro climat entretient la bonne humeur des habitants.

Comme le camping coute un peu cher, nous décidons de dormir dans le jardin public en face, dans la tente pour Charlotte et Marc, á la belle étoile pour Gwenn et moi.

Au petit jour, direction la gare routiere : un bus nous emmene au port de Dalvík (vík voulant dire "baie" grosso modo, on retrouve ce nom partout), d'oú nous prenons le bateau pour Grímsey, ile située sur le cercle polaire arctique.

Sur le chemin, nous croisons des dauphins qui semblent suivre le bateau... magique.

Grimsey, donc, un bout de terre peuplé depuis mille ans par les colons nordiques, est une sorte de Ouessant pleine de falaises et de sternes qui ont tendance á attaquer les touristes. On a fait plein de trucs dingues sur cette ile, mais on vous racontera ca au prochain post... enfin, peut-etre ;)

Demain, on quitte la civilisation et on replonge dans le désert, direction le lac de Myvatn.

See ya, et merci pour vos messages qui nous font toujours tres plaisir! :)

samedi 11 août 2012

Holmavik, Akureyri et Dalvik - Jours 5 a 10

Isatis : Salut a tous !

Apres ce tres long silence, nous revenons vers vous avec plein de nouvelles aventures ! Wouhouuuu !
Le camping sauvage a Borgarnes s'est bien passe, deux francais précédemment rencontrés á Reykjavik nous ont rejoints par hasard et on a partage une biere autour d'un plat de pâtes. Les locaux sont plutôt bienveillants a l'égard des hippies aui campent pres de leurs stades... L

Le lendemain, nous sommes partis apres un changement de plan de derniere minute. Nous devions aller sur la péninsule de Snaefelness prendre un ferry aui nous menerait au sud des fjords de l'ouest, mais, auvu des regards hallucines des gens quand on annoncaient nos intentions, on s'est ravisés et mis en route vers Holmavik. Holæavik est une charmante bourgade de 420 habitants dans les fjords de l'ouest (mais facilement accessible depuis Borgarnes via la route 1 puis une autre route, plus ou moins principale, longeant le fjord). Il etait hors de question aue Gwenn et moi renoncions á y visiter le musée de la Sorcellerie !

Mais, pour aller lá-bas, il a fallu passer par.... *roulement de tambours dramatique* : BIFROST. Ouais.
Déja, le stop pour sortir de Borgarnes a été laborieux, mais une charmante dame a accepté de faire monter les 4 hippies aue nous sommes dans sa voiture et de nous emmener, donc, une qurantaine de kilometres plus loin. Pourvous situer un peu la riante bourgade de Bifrost, une photo : Par lá.
Sauf que lá, il fait beau. Quand on y était, un énorme nuage noir était accroché aux montagnes et faisait pleuvoir sur nous le genre de saloperie insistante et froide. Et y'avait du vent. Une route donc, traversant un champ de lave, des nuages, du vent, de la pluie et des autostoppeurs congelés. Gwenn et Ju ont été embarqués une vigtaine de minutes après notre arrivée... Marc et moi sommes restés UNE HEURE QUARANTE CINQ. J'ai cru qu'on allait mourir lá, retrouver nos cadavres congelés, fossilisés dans la pierre oú que sais-je encore... ! Et subitement, sorti de nulle part, un petit van s'est arrêté. Un tout petit vieux monsieur en est sorti pour nous aider á embarquer les sacs dans le coffre. J'ai failli lui faire des câlins ! Bon, evidemment, il ne parlait aue très peu anglais... Mais il nous a offert des petits bonbons au citron. Et quand nous sommes arrivés au niveau du croisement vers la route aui nous emmenait a notre prochaine étape, le soleil brillait très fort et on crevait de chaud. il y avait une rivière, plein de petites fermes et le début du fjord... Loin au-dessus nous, Bifrost et son énorme nuage noir. Le Mordor, presque. (Non, je n'exagères paaaas !)
Au croisement où nous attendaient Gwenn et Ju, nous avons mangé un peu avant de reprendre la route vers Holmavik. Cette fois-ci, c'est Marc et moi qui avons trouvé notre lift rapidement : un couple d'italiens en vacances. Et Gwenn et Ju ont attendu plus d'une heure pour monter dans la voiture d'un polonais. La route, vers Holmavik, est splendide. Si on arrive a faire abstraction des passages gravilloneux (oui, et c'est considéré comme une route principale) qui secouent la voiture... On longe le fjord sur plus de 100 kilometres et c'est complètement surréaliste tellement c'est beau ! On voit plein de moutons (souvent par trois, je ne m'explique pas ce phénomène), des chevauz, des fermes... Et la notion d'isolememt prend tout son sens. Il n'y a RIEN entre deux fermes. Une église solitaire, une maison, des moutons... Et RIEN. Le fjord, les montagnes et les neiges éternelles au loin. Mais RIEN. C'est fou...

Nous sommes arrivés au camping le soir, très fatigués mais subjugués par l'endroit. Du coup, une photo d´Holmavik : Par lá.

Julien : Holmavik est un etrange petit village. Isole l´hiver, il est repute dans le pays pour... ses sorciers. C'est en effet dans cette region qu'a eu lieu la plus importante persecution de sorciers (et non de sorcieres, contrairement a chez nous) pendant l´Inquisition. Le musee local de la Sorcellerie en garde des traces, avec notamment la repliaue d'une Necroculotte, pantalon magique fabrique en peau humaine...

On retrouve un peu partout un des symboles magiques utilises par les sorciers du coin, une sorte de flocon de neige, tellement celebre qu'il est devenu le logo de la region. On l' a meme retrouve a l'etat de graffiti sur un mur.

Un peu plus au nord, une vallee qui etait le bastion de la vieille religion nordique, bien apres l´arrivee du christianisme. 

Ici, le vent souffle a mort, il lacere les plaines et nous fait tanguer sur le bord de la route. Je n'ose pas imaginer l'ambiance en hiver.

Plus que 5 minutes de net, la suite bientot! PS, on est a Akureyri.

lundi 6 août 2012

Cercle d'Or et la route vers Brogarnes : l'Islande au son du reggae - Jours 3 et 4

Isatis : Salut les gens ! Nous sommes a Borgarnes, sur la côte ouest du pays, a environ 50km au nord de Reykjavik. Gwenn et moi-même squattons le wifi de l'auberge de jeunesse pendant que les garçons profitent de la vie extérieure et du soleil qui ne se couche pas vraiment. 
Nous avons quitte Reykjavik hier matin (j'ai l'impression que c’était il y a une semaine tellement on a vu de choses entre temps), beaucoup plus tard que prévu car il a fait très humide dans la nuit et nous avons attendu que le soleil sèche un peu les tentes. On a dons decolle un peu avant midi et tente le stop tous les quatre. Une nana s'est arrêtée, mais ne pouvait que prendre que deux personnes. Gwenn et Ju nous ont laisse partir en premier, elle ne pouvait pas nous déposer très loin de toutes manières, juste a la sortie de la route près d'une station essence. Nous avons été rattrape par le chauffeur de Gwenn et Ju' qui nous a avance plus loin. Enfin sortis de la zone urbaine, on en prend toujours plein les yeux... On se sépare pour l'auto-stop, notre premier arrêt : les chutes de Gulfoss. Gwenn et Ju sont embarques les premiers et nous les rattrapons grâce a notre premier coup de chance du voyage : Juan. Juan est portugais, il travaille dans le bâtiment en Islande depuis 10 mois et compte visiter les même sites touristiques que nous dans la journée. On se tasse dans sa voiture et il nous emmène tout autour du Cercle d'or... Au son du reggae. Car Juan écoute beaucoup de reggae et qu'il a des subwoofers énormes dans le coffre de sa voiture.Le mélange son & images est complètement inattendu mais franchement amusant ! Personnellement, j'ai trouvé ça vachement fun...


Premier arrêt : Geysir. 
Déjà, la route nous avait coupe le souffle et c'est très difficilement descriptible... Les anciennes traces de lave sur les montagnes immenses, les étendues de pierres de lave recouvertes d'une mousse grisâtre, les toutes petites villes qui surgissent au détour d'une route tout juste bétonnée... Et un ciel changeant qui se dégage enfin a notre arrivée a Geysir... L'endroit oú la terre fume. Ici, il y a un geyser qui jaillit (explose ?) toutes les 6 a 8 minutes. Il faut faire particulièrement attention au sens du vent. La fumée qui sort du cratère s’épaissit a l'approche de l'explosion, puis l'eau jaillit a presque plusieurs dizaines de mètres de haut ! Juan, qui a vu le site en hiver, est autant impressionné que nous et il commence a se dérider (et nous a nous rassurer, on a quand même laisse nos gros sacs dans sa voiture, ne prenant que nos sacs "a mains" contenant l’essentiel, on le gardait a l'oeil).

Deuxième étape : Gulfoss. La chute d'eau qu'on a entendu avant de voir. La encore, les photos parleront d'elles-mêmes... En voici une de Gulfoss (c'est Google qui l'a prise) : Ici. Il faisait ce temps la, nous avons donc vu l'arc en ciel et été jusqu'a un point d'observation situe juste a gauche mais invisible sur la photo, très près de l'eau. On avait CHAUD et on était donc tous en tee shirt. 

Juan a ensuite proposé de nous emmener jusqu'a notre prochaine étape qui était þingvellir, un parc national protégé posé a l'endroit ou se séparent (de 2cm par an) les plaques eurasiennes et nord-américaine. Il y a donc une faille. Une grosse GROSSE faille, avec un mur de pierre. Pour les connaisseurs, on aurait pu croire se trouver a Westeros, au pied du Mur. Il y a aussi la, le lieu ou s'est forme le premier parlement d'Europe (fort ces islandais), et le plus grand lac naturel du pays. Bref. Un lieu magnifique avec un petite église aux allures de décor de film animé. Nous avons marché 4km puis, épuisés, on s'est poses comme des loques au camping du parc naturel, au pied de la faille. Lever de lune et coucher de soleil sur un ciel sans nuages et une platée de pattes. Le pied. 

Gwenn : Réveil a Thingvellir : pas de beau, du gris, mais sans vent il fait presque bon, ou alors on s'habitue... La nuit a été bonne en tout cas, et la glace du petit dej, excellente, meme si c'est pas franchement un temps a bouffer de la glace. On met super longtemps a décoller mais a 11h30 miracle on est sur la route.

Première tentative sur la route la plus directe vers Borgarnes notre prochaine étape (au passage on a découvert un spot de camping gratos a 500m de celui qu'on a paye, dommage... notez en arrivant le soir, l'accueil était ferme et vu comme il était placé on aurait pu partir sans payer sans souci.... mais on a été honnêtes). Souci . personne ne passe par la, mais comme on sait jamais en essaie quand meme. Si on avait insiste on y serait probablement encore ! Donc on lache l'affaire pour faire un détour par une route plus passante, ou il y a  déjà deux autostoppeurs: On se met un peu plus haut, moi avec Ju en premier et Isatis et Marc après. Une fois les premiers autostoppeurs partis, un monsieur dans un gros 4x4 s’arrête pour nous, et du coup, case toute la troupe dans sont véhicule, tellement grand qu'on trouve encore le moyen d’être a l'aise. Il possède des chevaux (ca se sent) et il a déjà traverse l'ile du nord au sud avec un groupe de 11 personnes et 45 montures, la grande classe ! Il nous met en zone civilisée, sur une grande route, ou on se sépare de nouveau. Je vous passe les détails mais tout le monde est arrivé entier a Borgarnes (il y en avait pour 80km en tout je pense).

 La, on croise deux française qui font du stop avec des valises, normal ! Vers le lieu que nous rallierons dans deux jours. Nous on a visité le musée de la colonisation de l'ile et de la saga d'Egil, assez intéressant mais peut être pas assez pour valoir son prix (TOUT augmente terriblement, mais la bouffe c'est gérable, le gaz on a encore nos recup' de Reykjavik, donc ca va...)(ah oui :on n'a pas encre acheté de gaz pour la popotte on a tout récupéré dans les campings en route... c'est très pratique pour ca, le camping). Bref ce musée au demeurant très intéressant est cher mais on campe pres dún stade au bord de la mer ce soir, alors on s'en remettra, oh oui !

On prendra le temps de vous causer de nos menus un de ces quatre, c'est innovant et savoureux. Sinon, les Islandais sont assez froid mais très gentils : comme on faisait la popotte devant le musée, une dame est venue nous signaler que c’était pas cool pour son restau mais super gentiment, en nous proposant une table alternative et en s'excusant de nous virer, et la on squatte le net gratos a l'auberge de jeunesse... le musée a laissé Isatis charger son téléphone aussi. Bref, c'est plutôt hippie-friendly jusqu'ici.

Demain on remonte au nord vers la péninsule du Snæfellsness (essayez pas de prononcer), vous aurez peut-être des news dans deux jours, sinon dans quatre ou six... Surprise !

PS. les garçons vont bien, ils prennent l'air dans les rochers.

samedi 4 août 2012

Reykjavik - Jour 2

Charlotte - Un petit mot trés bref pour vous dire que tout va toujours tres bien. Aujourd'hui, visite du Musée national d'Islande, aller-retour en ferry vers la petite ile de Viðey ou nous avons pu grignoter un bout de facon tout a fait epique, dans les hautes herbes...
Ce soir, nous ferons un tour a la piscine geothermale pres du camping pour trainasser dans les jacuzzis, saunas et autres hammams (et faire les cons dans un toboggans de 86m). Demain, levés tot, nous plions le camp et irons en stop vers Gulfoss, Geysir et þingvellir (chutes d'eau, parc naturels et geysers a volonté). Ensuite, soit nous caæperons dans les environs, soit nous entamerons la remontée vers le nord. Du coup, on ne sait pas trop quand nous pourrons de nouveau vous donner quelques nouvelles !

 

Il fait super beau, on croise tous les doigts pour que ca dure !

 

A tres vite.

vendredi 3 août 2012

Islande, jour 1 et demi

Gwenn : juste un mot rapide d'un clavier bizarre (ahaha æ ! ð !9) Pour vous dire qu'on est bien arrives, qu'on n'a pas encore froid et que c'est beau ! Il ne fait en effet pas trop nuit la nuit et vers trois heures du æat heure locale quand on a plante les tentes, le ciel etait rouge au loin et pas besoin de lampes de poche. Vers huit heures du mat' le soleil etait deja assez haut pour piquer les yeux... Et le stop semble parti pour marcher, on a juste eu le temps de tendre le pouce ce matin qu'on etait quatre dans une voiture qui nous a poses pile au camping de Reykjavik :) Bref pour le moment tout se passe au mieux et on profitera de demain pour visiter la ville, qui pour ce qu'on en voit est jolie et calme comme tout !

 

Isatis : Du coup, Gwenn me laisse me debrouiller avec le clavier bizarre pour vous raconter... Arrives a 00h10 heure locale, les lumieres dans l´avion etaient juste splendides... Meme pas de controle d'identite a l'aeroport (ils sont fous ces vikings).
Evidemment, on s'est perdus en rejoignant le camping de Keflavik (mais comme il faisait presque jour, c'etait pas trop dramatique). Un australien a velo nous a demande son chemin vers le camping, on a explique comme on a pu puisqu'on savait pas bien nous-meme ou aller... On a marche pendant une bonne vingtaine de minutes avant de le recroiser et il nous a dit "C'est par la !" On a donc poursuivi, laissant derriere nous la route bordee par ce qui ressemblait a de la lande pour arriver dans un quartier residentiel. Au bout d'un bon quart d´heure supplementaire, on etait prets a poser les tentes dans un jardin quand on a arrete une voiture pour demander notre chemin. Les deux islandais nous ont fait monter sans nous poser de questions et ont fait demi tour pour nous deposer DEVANT l'accueil (qu'on aurait jamais trouve seuls... on s'etait effectivement plante au croisement en sortant de l'aeroport...). Ils etaient morts de rire de savoir qu'on avait fait le chemin a pattes.
Le temps de planter la tente, il etait 3 heures du matin (5h pour nos petits corps fatigues), et la lumiere se remettait deja a croitre... A 7h30 du matin, il faisait jour comme en plein midi.
Ce matin, nous avons ete tres rapidement pris en stop pour aller a Reykjavik, par un vieux monsieur qui nous a explique un tas de choses interessantes sur son pays. Le paysage est fascinant, la lave decoupe les roches d'une facon toujours plus improbable... C'est vraiment chouette. Aux abords de la ville, tout devient soudainement plus vert ... Reykjavik est bordee par la mer et la montagne (brumeuse actuellement), c'est a la fois depaysant et a la fois tres familier... Tres europeen mais pas du tout en meme temps. L'architecture est tout ce au'il y a de plus diversifie ! On a pose les tentes au camping (sur le parking du quel nous avions gentimment ete deposes), mange un peu et on est alle en ville. On vous ecrit de la bibliotheque municipale. Nous visiterons plutot demain, aujourd'hui on a surtout tate le terrain, vu l'Office du Tourisme etc... On prevoit de se coucher tot !

C'est a peu pres tout, et c'est deja pas mal ! L'heure de connexion arrive a sa fin et le temps qu'IE enregistre ce billet, il sera temps de decamper.... Ou presque!

On vous embrasse tous, on vous donnera sans doute des nouvelles avant de quitter la zone de Reykjavik (depart prevu lundi matin).

Bisous de nous quatre !

jeudi 26 juillet 2012

Islande - Le blog reprend du service !

Et il était plus que temps !

Pour rappel vu que cela fait un bon moment, ce blog, initialement créé par Gwenn, est destiné à donner des nouvelles en voyage à tout le monde en même temps (famille et amis). Nous partons en Islande, il est donc plus que temps de souffler la poussière et de le remettre en service !

Et donc, nous partons en Islande. C'est très au nord, c'est là :


L'Islande compte 319 000 habitants, soit un peu plus du double de Brest, un tiers de plus que Rennes, un peu moins que Toulouse... Avec une surface de 103 000km², c'est un peu plus grand que l'Irlande, et trois fois la Bretagne (... sans la Loire-Atlantique !). Il y a 3 habitants au km² : autant dire que c'est tranquille.
La capitale, Reykjavik, c'est 118 000 habitants, et la deuxième plus grande ville après ça, c'est 17 000 âmes. Un gros village commence à 1000 habitants.
L'Islande est un pays très sûr au niveau humain, plus que la France. Les vrais risques sont climatiques, étant donné que le temps y est très très très changeant (et qu'il y a des volcans). Pour le mois d'août, on peut s'attendre à des températures allant de 10 à 15°C en moyenne, mais il est possible que ça avoisine les 5°C de bon matin selon le lieu. Vu la proximité du cercle polaire, les nuits sont très courtes en été.

Le gros intérêt du pays, c'est les paysages... Je ne vous mets pas de photos ici, mais croyez-le, tout a l'air superbe, changeant et prodigieux. Il y a aussi un peu d'architecture locale, et les Islandais sont réputés discrets et arrangeants. Au final, y'a que côté gastronomie que c'est pas trop la fête, a fortiori pour les gens qui ne mangent pas de poisson. On se rattrapera avec le grand air !

On part à quatre, l'équipe de Rennes avec Gwenn et Julien, et l'équipe de Brest avec Charlotte et Marc. C'est une première de partir à autant et ça promet d'être amusant ^^.

Note : ce blog est initialement prévu pour signaler que tout va bien. Il est possible que nous ne trouvions pas de connexion Internet partout, ou que nous n'ayons pas le temps de faire des longs récits détaillés tous les soirs. Étant donné la sûreté du pays et la taille du groupe, ne vous alarmez donc pas si quelques jours passent sans nouvelles :).

Gwenn

lundi 5 avril 2010

Dernier post d'Istanbul

Bon, cela sera surement le dernıer bıllet sur Istanbul, car demaın la journee rısque d'etre chargee... ou de ne pas l'etre du tout, cela dependra. On doıt etre a 13h a l'aeroport maıs pas sans avoır achete des loukoums et vısıte Saınte Sophıe, et ıl est possıble que nous ayons un joaıller a rencontrer dans la matınee aussı. C'est pas que ca faıt beaucoup, c'est que de Saınte Sosso a l'auberge ıl y a une bonne demı-heure de transports, et autant entre ladıte Saınte et l'aeroport.

Pour autant, la journee a ete tres satısfaısante. Enfın hıer, deja, hıer aussı c'etaıt cool : leves 7h pour la messe de Paque (toujours a l'autre bout de la vılle...) au patrıarchat armenıen, ou nous sommes restes deux heures (avant de suffoquer a cause de l'encens et de la foule quı se bousculaıt pour voır le Patrıarche. On a ensuıte un peu traıne dans le quartıer ancıen de Kumkapı, avant d'aller faıre quelque chose de fınalement un peu stupıde : chercher un bus pour Erevan pour prendre un depart en photo.

Voıla comment on se retrouve a l'otogar, endroıt repute pour etre le plus laıd d'Istanbul, ce quı est assez vraı. C'est theorıquement une sımple gare routıere, en pratıque 150 quaıs quı peuvent vous mener juste partout, de Teheran a Sofıa, Budapest, Baku, au Kurdıstan, pıs partout aussı en Turquıe, cela va de soı. Le truc debıle, c'est qu'ıl faut etre assez motıve et bıen chausse pour degotter le bus pour Erevan, car pour chaque quaı, ıl y a une compagnıe de voyage et un rabatteur quı veut t'emmener au bout du monde. Au fınal, sans avoır teste toutes les optıons, on est repartıs avec des horaıres, et un autre lıeu de depart. Qu'on n'a pas trouve hıer, et qu'on a longtemps cherche cet aprem...

Apres, apres avoır abandonne l'ıdee de trouver l'Otogar de Yenıkapı ou d'Aksaray, quı ne font qu'un, on a euh. Ben on a glande, je croıs bıen.

Ce matın, rebelote pour le lever trop matınal, afın de nous rendre a 15mın de l'auberge a la redactıon d'un journal. Bon, c'etaıt tres theorıque, on a mıs troıs plombes a trouver. Faut dıre que le numero de rue ecrıt au crayon a papıer sur les murs, ce n'etaıt pas tres favorable a une bonne orıentatıon... On a degotte la : le nom d'un joaıller tres celebre d'orıgıne armenıenne, et des ındıcatıons plus precıses pour l'otogar fantome.

Apres une sıeste, hop, on repart chercher l'otogar, dans des quartıers tres commercants de la vılle. Une rue quı dısparaıt, un chantıer geant quı eventre un quartıer ancıen, on se perd et on s'enguırlande, on faıt demı-tour et fınalement on met la maın dessus au mılıeu d'un quartıer entıerement consacre aux voıtures.

Et l'otogar d'Emmınyet Garaj, c'est carrement un autre monde, c'est la route de la soıe, c'est un caravanseraıl, je saıs pas, c'est un des endroıts que je connaıs quı a le plus l'odeur de la route et de l'aılleurs. Il a deux fonctıons : transports de passagers et de marchandıses. Des agences de voyage, des bus, de grands camıons charges de textıles partout, et partout les memes desıtnatıons : Ermenıstan (notre bonne vıeılle Armenıe), Kurdıstan, Bakou, Tbılısı. Des routıers quı chargent des ballots, se lavent les pıeds a la fontaıne, demandent a ce que je les prenne en photo (mon centımetre et demı de ventre apparent surement...)

L'autoroute de la soie

C'est impressionnant de voir tous ces camions et ces bus alignés entre quatre murs et un ciel. On se croirait dans un camp de forains. Dans quelques heures, quelques minutes, l'un d'eux va partir, peut-être vers une de ces villes dont le nom est peint en bleu sur tous les murs. Baku, Tbilissi, Erevan... 

Après avoir fait quelques photos, nous partons visiter Samatya, l'ancien quartier arménien situé à deux pas d'ici. Pauvre quartier! Cerné par deux autoroutes, la moitié a déjà disparu dans un gouffre béant rempli d'engins de chantier. Sans doute un futur centre commercial géant. Il ne lui reste plus qu'à se jeter dans le port d'Istanbul, tout proche.

En attendant, de vieilles maisons de bois aux couleurs vives tiennent fièrement tête aux bulldozers. Elles sont vides : les habitants profitent du soleil pour sortir les chaises et bavarder. Les enfants courent après les poules, et de vieilles femmes trient des huîtres à même les pavés. Personne ne semble nous voir. Au loin, on entend un muezzin appeler à la prière. Je me souviens du regard d'une petite fille qui apprenait ses leçons dans un bout de jardin. A quoi ressemblera son quartier quand elle sera plus grande?

Spécialités locales

La suite de l'après-midi se résume en trois lettres : NKB.

N pour Narguilé. Quand on se pose dans un bar à chicha pour boire un thé en regardant les dizaines de lanternes en verre qui pendouillent au plafond.

K pour Kurde. "Ca ne fait que deux ans que nous avons le droit d'écouter ce genre de musique" raconte un Kurde aux cheveux grisonnant en désignant un vieux radiocassette. Ce Monsieur à la moustache fournie est vendeur de textiles. Il a été six fois en France, mais aussi dans le Caucase et aux Etats-Unis, principalement pour vendre des tissus. Son père était berger. Maintenant, il a un magasin dans le Grand Bazaar d'Istanbul. C'est un Alevi, une branche de l'Islam dont la Turquie nie l'existence. On discute comme ça quinze bonnes minutes. Il me parle de la musique kurde. Quand on part, il nous donne la cassette.

B pour Baklava. Goûter de Baklavas, pâtisseries à l'huile, au miel et à la pistache, dans la plus célèbre fabrique de baklavas d'Istanbul. Autant vous dire que ç'a pas été facile de remonter la côte après...

Bref, retour demain. On veut pas partir!

samedi 3 avril 2010

Histoires de bouffe

Istanbul c'est toujours cool. Je peux pas en dire beaucoup plus, on passe surtout pas mal de temps a traverser la ville (qui est immense et superbe, ce qui nous dissuade de prendre les transports en commun mais nous fait perdre un temps fou !), et a chercher de la matiere pour notre travail... mais ce n'est rien de dire que ce n'est pas toujours facile, surtout pour moi niveau photo... non, vraiment pas tres facile.

A cote de ca la ville elle se laisse bien photographier, c'est deja cette frustration en moins. Mais definitivement, c'est la bouffe notre amie, meme s'il y a un peu de la viande partout. On se regale de pains ronds recouverts de sesame, de jus de fruıts mixes sous nos yeux,  de the noir a vous faire regretter le cafe, de baklava (pour celles quı ne savaient pas, pour faıre un bon baklava : prendre de la pate filo fine et legere, ajouter le triple de gras et le triple de miel, saupoudrer de pistaches piles parce que le vert c'est joli. Ca colle aux doıgts, aux dents, a l'assiette et a l'estomac : c'est divin). Il n'y a que les jus de fruits qui coutent plus d'une lira (50 cts d'euro).

Pas grand chose a blablater ce soir, d'autant que demaın nous devons être pour 9h de l'autre cote du Bosphore pour la messe de Paques au patrıarcat armenıen... donc voıla, stout :)

Note pour Jean-Phillipe : il est reellement deconseille de boıre l'eau d'Istanbul, et vu la quantıte de bıdons d'eau quı circulent, on aime autant ne pas tenter le diable :p

vendredi 2 avril 2010

La petite église au fond de la ruelle

Chaque jour, ils sont des millions à s'engouffrer dans İstiklal Caddesi, la grande avenue du quartier européen d'Istanbul. Des Champs-Elysées en miniatures, bordés de boutiques ouvertes toutes la nuit et de restaurants où tout le monde parle anglais. Et toujours, cette marée humaine de jeunes bien habillés qui causent dans toutes les langues du monde. Et ces joueurs de musique tous les dix mètres. Et ces femmes en fichu et en robes à fleur qui vendent à la criée des tickets de loterie.

Mais il suffit de s'engouffrer dans les petites rues pour découvrir un tout autre décor. C'est ainsi qu'en remontant une venelle aux pavés détrempés par la pluie battante que nous sommes tombés sur l'Eglise de la Sainte Trinité.

De l'extérieur, elle ne paye pas de mine, la petite église. Des grilles garnies de fil de fer barbelé nous montrent les dents, et une cheminée plantée dans le mur crache autant de fumée que tous les narguilés de Constantinople.

Un peu craintifs, nous poussons la porte et tombons nez à nez avec un pasteur luthérien qui se prépare au culte. L'abside est minuscule et encombrée d'une trentaine de chaises de jardins sur lesquels somnolent les fidèles (sans doute les membres de la petite communauté protestante de la ville).

On nous fourre entre les mains un livre de chants et une Bible (en Turc). Le pasteur, un grand type roux en robe blanche immaculée, entame la lecture. Devant nous, une vieille dame nous aide à suivre en nous montrant du doigt les différents passages. Sur notre gauche, un bourdonnement, comme un écho : c'est un Finlandais qui traduit les paroles du saint homme à l'oreille de son amie. La rangée de droite écoute attentivement. Celle de gauche pique sérieusement du nez. Sans doute à cause de la présence de deux énormes radiateurs de brasserie qui ronronnent dans le déambulatoire.

Lorsque nous prenons congé, c'est pour retrouver la nuit pluvieuse et humide d'Istanbul, ses néons et ses passants cachés sous leurs parapluies. Ils filent. Ils n'ont rien vu.

jeudi 1 avril 2010

La vraıe journee du poısson

Bon, on a ete mechants : ceci est donc un dementi, tout va pour le mieux, j'ai juste mal aux pieds.

La vraie journee a commencé vers trois heures du matin, lorsque sont arrives nos camarades francais, et qu'une personne un peu aigrie leur a gueulé d'arreter de chuchoter parce que cela l'empechait de dormir - permettant ainsi a tout le monde de partager sa frustration. Grandiose, surtout apres son scandale d'une heure du matin pour avoir un autre lit...

Bref, lorsque la vraie heure de se lever fut venue, on n'etait pas de premiere fraicheur, surtout pour se colleter l'affrontement avec le double systeme de numerotation des rues Stambouliotes... Cela fait, nous avons pu rencontrer le redacteur en chef d'un des troıs journaux armeniens de la ville, quı nous a parle de pas mal de choses au sujet de la minorite armenienne, et surtout de son journal en fait.

En attendant le rendez vous suivant, nous avons tenté de visiter des écoles, mais pas de bol : c'est les vacances de paques pour les petits armeniens... pas de photo de classe en vue donc. Les eglises associées sont plutot recentes maıs asez belles, c'est dans l'une d'elle que nous irons voir la messe de Paques :)

Nous avons ensuite rencontré une armenienne d'Istanbul quı parle plutot bien francais, avec un regard un peu different sur la communauté d'ici. Elle nous fera visiter demain plusieurs endroıts importants pour les armeniens : un cimetiere, un hopital et un orphelinat ; j'espere qu'elle pourra aussi nous  introduıre aupres du patriarcat. On commence a y voır plus clair sur ce que cela peut representer d'etre armenien ici (en gros, assez complexe sur la question de l'identité, et au moins autant concernant la politique).

Vala vala !

... premıeres galeres:...

Bon ıl faıt beau maıs on a bıen besoın de ca pour se consoler.

Ce matın, premıere galere, nous sommes (tres) malades, probablement a cause de l'eau quı est reputee non potable. Ca nous apprendra a faıre nos warrıors, maıntenant on connaıt chaque detaıl du carrelage des toılettes de l'auberge >_<. Regıme rız et eau mınerale jusqu'a nouvel ordre...

D'aılleurs ca tombe pas sı mal, parce que je me suıs faıt tırer mon porte monnaıe ce mıdı au grand bazar, avec dedans les troıs quarts du budget du voyage... pas de papıers heureusement, contraırement a Julıen quı n'a plus sa carte d'ıdentıte.
Elle luı a ete retıree par des polıcıers turcs pour des raısons qu'on n'a pas comprıses, maıs vısıblement ses cheveux longs et sa boucle a l'oreılle ne leur sont pas revenus. C'est grace a l'ınterventıon d'un expat que nous avons echappe au poste (sınon on auraıt un pu faıre un reportage sur les prısons turques, remarquez).

Nous avons deja passe la moıtıe de la journee au consulat (et aux toılettes du consulat, fort jolıes d'aılleurs) pour tenter d'arranger ca, maıs c'est vısıblement complıque, car fıgurez vous que la Turquıe menace de fermer temporaırement sa frontıere avec l'europe suıte aux declaratıons de notre Erıc Besson au sujet de "la presence excessıve de vendeurs de kebabs [quı] menace la gastronomıe francaıse et le cachet hıstorıque de nos rues".

Comme sı ca ne suffisait pas, on est toujours sans nouvelle des deux personnes de l'EJT qui travaillent sur la minorité kurde.

On n'en met pas plus pour ne pas vous inquiéter. Plus de nouvelles demain. On termine quand même par une petite image d'Istanbul : ci-dessous, le marché aux poissons.

Bisous bisous ^^

mercredi 31 mars 2010

Premıer jour...

Bılan de la premıere journee : j'aıme toujours autant Istanbul :)

Nous avons cherche des eglıses, vısıte la Mosquee bleue avec les autres tourıstes, et surtout rencontre des moınes domınıcaıns, pas reellement en mesure de nous aıder au sujet des armenıens... sauf qu'ıls nous ont quand meme donne un contact tres ınterressant pour se faıre pardonner !

Demaın nous allons a la redactıon d'un journal armenıen, et voır une dame armenıenne aussı. On nous a dıt qu'on rısque de rencontrer de la mefıance, parce que les gens craıgnent de se faıre espıonner ou emmerder ou je ne saıs quoı. On verra bıen.

Le clavıer est beaucoup trop refractaıre pour que je me lance dans un recıt detaılle, je suıs desolee. J'auraıs aıme vous decrıre la tete de Julıen en decouvrant Sultanhamet vue de la rıve opposee, ou celle dans l'entree de la Mosquee Bleue, quı devaıent drolement ressembler aux mıennes ıl y a quelques annees. C'est un reel plaısır de se retrouver ıcı.

Ce soır arrıve le reste de la troupe de l'EJT (on est arrıves a troıs hıer) maıs on ne saıt pas quand au juste : c'est ca, l'organısatıon ^^

Istanbul

Pour ceusses quı nous suıvent pour la semaıne : nous avons faıt bon voyage et on est arrıves sans trop de soucıs. Pas dormı de la nuıt, y'a un chouette chat a l'auberge et ıl faıt grıs tout pareıl qu'a Toulouse.

C'est a peu pres tout pour le moment :)

mardi 22 septembre 2009

Stepanavan, et le come back a Yerevan

Nous arrivons a 13h20, par le vol en provenance de RIGA, numero 0691, et avec Air Baltic. Si tout va bien ^^.

Gwenn :

Je m'auto-mandate pour le dernier post ^^.

Nous vous avions quittes a Stepanavan, jolie petite ville du nord, vraiment pas loin de la Georgie. Paysage magnifique : la ville est sur un plateau, entouree de moyennes montagnes, en contrebas des gorges assez profondes. On n'a pas trop mis le paysage a profit, d'une part parce que nous voulions surtout manger, et d'autre par ce qu'il faisait  un temps de merde (quoique ca donnait un petit effet theatral au paysage)(tres irlandais, humide pareil). Et pour manger, on a mange ! On a eu du mal a se faire comprendre, mais quand on a vu arriver les trois pizzas et les trois portions de frites, le bonheur etait complet. Il faut dire qu'avec l'episode de la veille nous n'avions presque pas mange le soir, ni le matin (en rade de pain)... Apres ca, il nous a bien fallu quelques quatre heures pour digerer. Et manger des pirochkis par dessus le marche (oui au debut on mangeait sainement, puis on a decouvert des petits gateaux et les pirochki et tout a bascule...).

Pas loin de la ville, il y a : Lori Berd, une forteresse ou ce qu'il en reste. Nuages, ciel tourmente, ruines moussues, tout cela changeait agreablement des monasteres. Le site est en triangle : une face de rempart rabote, deux faces de gorges avec une riviere au fond, et un pont medieval aussi. Aussi bien protegee qu'elle soit, la forteresse a ete prise par tous les peuples de passage dans le coin, armeniens, georgiens, moghols, musulmans, tout le monde. Dans l'enceinte il ne reste plus grand chose, juste assez d'une salle voutee pour nous abriter pour la nuit - il pleuvait encore.

Au matin, toujours cette desolation grise et verte, et le retour vers Yerevan qui demarre.
Finalement, on y est arrives pour l'heure du dejeuner quoique, un peu depassee. Notez, ca faisait 146km, ce qui n'est pas enorme. Apres un leger affolement, du au retour en "ville" et toute l'agitation qui va avec (d'autant que c'etait le jour de la fete nationale...), la crainte de ne pas pouvoir loger au meme endroit qu'a l'aller,et une bonne fringale, tout se debloque : on mange une ratatouille\quiche dans un resto francais, notre hote nous contacte pour nous confirmer qu'on peut venir - mais qu'on dormira par terre, ce dont on se fout comme d'une guigne puisque c'est gratuit, hem.

Et puis aujourd'hui, pour ma part je me suis reconcilliee avec Yerevan, ou au moins les mecs ne te regardent pas comme si tu te baladais a poil sous pretexte que tu as une tete de meteque (oui, ca m'a gavee...), les gens qui ne tirent pas la gueule comme les parisiens, les arbres qui font de l'ombre, et les supermarches avec des Hubba-Bubba. Et l'impression reconfortante qu'on peut tout trouver et qu'on ne manquera de rien - et qu'une douche nous attend a la fin de la journee.

Voila. Il reste quelques incertitudes sur la toute fin du voyage - des obscures histoires de visa et de taxi, mais rien de bien inquietant, mais globalement tout se finit bien :) On n'est pas morts, sauf peut etre de fatigue, et je pense que meme si l'Armenie m'a bien plue, je suis contente de rentrer en France ^^.

Anais :

Gwenn a tres bien resume le dernier episode de notre periple.

Pour ma part je suis a nouveau malade et retiendrais donc comme lecon de ce voyage : qu'il est vital de purifier l'eau et de laver les legumes, car je saurais desormais que je ne supporte vraiment pas l'eau si elle n'est pas impec et que la nourriture doit absolument etre nickel sinon mes intestins se rebellent. Je suis aussi tres heureuse de rentrer, retrouver une langue que je comprends... Oui je dois l'admettre en trois semaines je n'ai pas appris grand chose de la langue armenienne, j'y suis meme restee totalement hermetique, comme quoi certaines langues ne sont pas faites pour moi.

Julien :

Pas que des bonnes notes pour l'Armenie donc! Notamment au niveau de l'ecologie et de la culture de la vodka.

Mais en dehors de ca, quel voyage! Nous avons croise des gens merveilleux et dormi pres de sites que je n'oublierai jamais. Et que dire de leur cuisine ;) Bref, hate de rentrer pour continuer notre petite vie en France, mais aussi beaucoup de tristesse de quitter un si joli pays... A bientot, tous! A demain!

dimanche 20 septembre 2009

Le patrimoine mondial de l'UNESCO, et les joies de ne pas dormir chez l'habitant

Julien :

Tout d'abord, pour répondre à la question sur Chouchi, la ville porte deux noms : l'un, azeri, l'autre, arménien, tout simplement parce que les deux communautés y ont cohabité dans des quartiers différents. Les azéris étant musulmans, on peut voir des mosquées en ruine près du centre-ville. Etant donné que l'Azerbaidjan revendique toujours le territoire où est situé la ville, les habitants peuvent repérer les espions ennemis (les citoyens hongrois, par exemple) à leur façon de prononcer son nom, et les lapider à coups de minuscules cailloux séance tenante.

Nous quittons Noratus à 11 heures. Pour nous donner des forces, la maitresse de maison nous fait boire une infusion locale préparée de la façon suivante : eau chaude + confiture de rose. Pour tenir la route, elle fourre dans nos sacs des poignées de bonbons, un pot de confiture ainsi que des miches de pain et des pommes minuscules mais tellement acides que je m'étonne encore d'avoir gardé toutes mes dents après en avoir mangé.

Nous tendons le pouce vers Dilidjan. La région est montagneuse et très boisée, ce qui amène le Lonely Planet à la surnommer "la Suisse arménienne". Nous dormons dans un jardin public en ruine.

Le lendemain, direction Vanadzor (oui, on dirait le nom d'un méchant de série B dans les années 70), puis Alaverdi. Sur place, nous trouvons le monastère de Haghpat, qui domine de larges plateaux verdoyants le long desquels paissent des troupeaux de nuages. Le monastère en lui-meme est fidèle aux canons locaux : des murs sombres et massifs égayés d'entrelacs en pierre et de croix ouvragées en bas-relief. Le sol est un vrai piège : il est recouvert d'un dallage inégal de pierres tombales infestées de lézards, tandis que dans la bibliothèque, des trous béants indiquent l'endroit où l'on stockait les vivres pour mieux les conserver. C'est la première fois que je vois une bibliothèque où il est permis d'amener de la nourriture...

Anais :

La visite de Haghpat nous a surtout reserve l'agreable surprise d'etre accueillis a notre entree par un tres gentil pretre anglophone. Apres avoir admire les lieux, nous commencions a nous faire la reflexion que pour trouver un lieu ou planter la tente le soir meme, nous serions peut etre avises de poser la question au pretre. Aussitot dit aussitot fait, lorsque nous lui demandames tels de pauvres petits chats egares, s'il ne connaissait pas un endroit ou nous pourrions nous poser, nous esperions secretement qu'il nous offre le gite. En fait c'est presque ce qui s'est passe, il nous a propose de poser nos sacs chez lui pendant que nous cherchions un endroit ou nous mettre. Par ailleurs il nous a aussi offert, de nous prendre une douche dans le presbytere, ainsi que l'usage de la cuisine pour nous faire a manger.

On etait ravi ! Pouvoir se doucher fait partie du luxe pour nous. On en a donc aussi profite pour laver deux trois affaires, qu'on a pu etendre sur le fil a linge qui traversait son jardin de fleurs. Ce pretre contrairement a l'episode que Gwenn va decrire plus loin etait un vrai rayon de soleil. Le genre de personne qui donne foi en l'humanite et qui font qu'on garde espoir et que si jamais on venait nous demander asile a nous c'est sur lui que nous prendrions exemple.

Apres ce merveilleux accueil nous sommes alles visiter Sanahin, le monastere jumeau de Hghpat situe sur le plateau adjacent. C'est un lieu tout aussi beau et paisible qu'Haghpat le pretre en moins, les feuilles jaunies qui commencent a tomber des arbres en plus.

Pour redescendre et pousuivre notre route on a pris un telepherique qui doit bien dater de l'ere sovietique (l'orsqu'on regarde la rouille sur les cables et les engrenages). C'etait une experience d'un type encore totalement different de ce qu'on a pu faire jusqu'a present, l'important etant qu'on en est descendu sans encombre !

Gwenn :

Nous sommes un peu en phase de battement : on a quasiment tout vu, et on se cherche des trucs a faire avant de retourner a Yerevan, mais pas trop vite surtout, d'ici l'avion. Alors autant Haghpat et Sanahin, qui sont des sites classes au patrimoine mondial de l'UNESCO, etaient logiquement sur notre route, autant quand on a tendu le pouce vers Kobayr, on allait nulle part.

Kobayr, c'est sur la grande route donc ce n'est pas si paume, mais pour acceder au monastere en ruine qui s'y trouve, il faut quand meme un peu de volonte, et le Lonely Planet (ce guide nous sauve la vie plusieurs fois par jour). Le village est cache derriere les arbres, il faut monter un petit chemiin abrupt pour y acceder puis ne pas perdre espoir et se taper encore une bonne montee pour aller au monastere en lui meme. Je precise au cas ou vous n'auriez pas une idee assez claire de la chose : il y a une gare mais pas de route. Le village est construit a la verticale, sur la pente, et domine donc par le monastere.

J'estime que ca vaut quand meme la grimpette ; l'endroit est en restauration, mais il n'y a pas de toit, et surtout il reste des grandes fresques, les pauvres, totalement a ciel ouvert... et pourtant pas mal conservees. Or Dieu sait que j'aime les fresques, au point de vaincre mon vertige pour aller me promener sur l'echafaudage branlant afin de faire des photos de plus pres. Passee l'impression de chantier qui s'en degage, le site ne manque pas de charme.

Julien :

Pour ma part, le plus impressionnant s'est trouvé au bout d'un petit chemin rocailleux qui part derrière les ruines et mène à une immense grotte surplombant le vide. Là, l'eau qui suinte tombe en une sorte de pluie perpétuelle qui entretien une végétation quasi tropicale, accrochée désespérément à la paroi. Le plic-ploc des gouttes a quelque chose de réellement envoutant.

Gwenn :

Jusque la tout va bien.

La soiree a commence a prendre une autre tournure lorsqu'un ouvrier du chantier, en nous offrant des noix et du raisin, nous a propose de dormir chez lui Le temps s'anoncant assez mediocre, on a accepte, en s'attendant un peu a devoir encaisser un certain nombre de toasts a la vodka.
On a pas ete decus... Anais a reussi a faire comprendre que ca la rendait malade, moi j'en ai  juste pas bu du tout (je suis tres forte au jeu de "oh mon verre est encore plein !") et Ju, ben le pauvre, il a quand meme du s'y mettre un peu (pas trop je vous rassure, mais cela avait tellement le gout de l'alcool a 70 que...). A la fin c'est devenu limite, le bonhomme ayant oublie la notion de respect du sexe oppose, ivre mort, verbalement violent, son collegue plus net qui tente de nous convaincre de rester moyennant que le geneur se tire, mais on en a eu : marre.

On a fait les sacs vitesse grand V (les duvets etaient deja sortis, bonjour la panique), on a lutte pour sortir et finalement on a accueilli la pluie avec bonheur ^^ Me reste une derniere scene epique en tete: trois francais charges de gros sacs, courrant sous la pluie sur la grand route, poursuivi par le vieux relou et ses 12g d'alcool... on a fait des grands gestes et des jeunes militaires se sont arretes pour nous emmener loin de cette mesaventure (en conduisant comme des dingues en pleine nuit sur une route detrempee, mais vous etes surement assez inquiets comme ca, alors je passe).

On a dormi a Vanadzor pres d'une usine, et la on est a Stepanavan, pour voir une forteresse, mais surtout pour manger chaud et aller sur internet, franchement ^^. Prochaines nouvelles de Yerevan, ou nous partons demain !

(Maman, ok pour la freebox, et bonnes vacances a vous deux !)

Note de Julien : Nous sommes vivants, je répète, nous somes VIVANTS et en bonne santé. Il est tout à fait inutile d'envoyer le GIGN sur nos traces. J'ajoute que nous arrivons le 23 à 13h20, heure française. Tsedessoutyoun!

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